Il n'est plus à la Une de l'actualité... Egypte, Japon, Lybie, New York... depuis le 14 janvier et le départ de Ben Ali, notre voisin -à une heure d'avion de Marseille- fait moins parler de lui... ou plutôt nous lui portons moins d'attention. Et pourtant -j'en suis le témoin après un nouveau séjour à Tunis- cette révolution n'a pas fini de nous concerner et elle mérite toujours qu'on en parle. Il y a 24 heures la date des élections pour une constituante a enfin été décidée, après quelques hésitations. Ce sera le dimanche 23 octobre. Un report indispensable pour régler quelques questions essentielles : donner une carte d'électeur à quelques 4 à 500 000 citoyens qui ne sont pas inscrits, organiser le vote avec des observateurs étrangers, faire voter les Tunisiens à l'étranger, garantir l'accès aux urnes... Pour les medias, tout est nouveau : donner la parole à toutes les opinions, équilibrer les points de vue, et vivre avec les premiers sondages qui vont arriver, alors que beaucoup de rumeurs circulent déjà : nous n'en parlerons pas ici ! La Tunisie nous donne donc, dans 4 mois un rendez-vous historique. Premier dans le monde arabe à avoir mené avec succès sa révolution, le pays joue très gros. Sur place on sent une envie de réussir au-delà de ce qui est attendu, avec dès maintenant la nécessité de commencer à régler quelques gros dossiers sociaux. La liberté sans le travail, c'est insuffisant ! Allez encore un effort... pour nous : nous devons continuer à regarder vers Tunis !

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