En 2025 nous serons, au rythme actuel de la demographie, 8 milliards sur terre. Comment allons-nous vivre tous ensemble ? Les décisions d'aujourd'hui préparent ce futur. Cet espace leur est consacré.

Après la tempête qui le dimanche 28 février a dévasté une partie du littoral en Vendée et Charente Maritime, retour à Sein.
Dès novembre 2009, le Maire de l'île bretonne avait insisté sur la nécessité de renforcer les digues. Elles sont vitales pour protéger les 160 habitants. Bonne nouvelle, des travaux vont être prochainement engagés.
Le témoignage de Jean-Pierre Kerloc'h, le Maire de Sein.
Pascal Delannoy 7 mars 2010



Mercredi 27 janvier 2010. Il y a 65 ans l'Armée rouge libérait le camp d'Auschwitz. Ce jour là, Henri Borlant n'est plus derrière les barbelés. Il a fait partie il y a quelques semaines de ceux qui ont déjà été évacués par les nazis vers d'autres camps. C'est seulement le 3 avril de cette année 1945 qu'il retrouve la liberté. Avec un camarade il s'évade du camp d'Ohrdruf, une annexe de Buchenvald. Ils vont alors au devant des premiers soldats américains. Ils leur demandent de les accompagner dans le camp abandonné par les ss, jonché de cadavres.
Henri Borlant a perdu une partie de sa famille à Auschwitz. Notamment son père, juif russe qui avait cru trouver en France la tranquillité. Souci d'intégration allant jusqu'à choisir un nom français. Le petit Henri et tous ses proches vivaient sans inquiétude à la campagne près d'Angers. Mais l'Etat français, c'est à dire Vichy, acteur sans le moindre état d'âme de la collaboration a décidé, là comme ailleurs, en juillet 1942 de rafler les familles juives pour les remettre au plus vite aux autorités allemandes. Quelques jours plus tard après un épouvantable voyage dans des wagons plombés, le convoi, celui là et tant d'autres, a eu pour terminus Auschwitz, tout là bas en Pologne. Henri vient d'avoir 15 ans.
Henri Borlant a survécu trois ans, au retour il a commencé des études et est devenu médecin. C'est en 1992 seulement qu'il a accepté de témoigner, simplement parce que c'est dans ces années là qu'on a commencé à lui poser des questions.
Pour Défi Futur il a accepté de réfléchir à la valeur du témoignage, et à ce qu'il doit être les prochaines années. Il répond aussi à ce Défi : comment parlera t'on de la Shoah lorsqu'il n'y aura plus de survivants ?
Merci pour le temps et l'attention qu'il m'a consacrés. Merci pour ses mots, et les idées qu'il défend avec tant de pertinence et d'intelligence. Il est un "Témoin du futur"que nous n'aurons jamais fini d'écouter, et de réécouter.
Egalement : "La libération d'Auschwitz", Patrice Gélinet "2.000 ans d'histoire" 22 janvier 2010 http://www.franceinter.com
Pascal Delannoy
24 janvier 2010
Depuis 2006, le Centre européen du résistant déporté propose une ressource historique, pédagogique et pratique en ligne pour compléter vos connaissances, accompagner la préparation de votre visite au Struthof, ou la compléter ensuite. Aujourd'hui, le site http://struthof.fr s'enrichit d'un domaine dédié à la visite virtuelle de l'ancien camp :
http://visite-virtuelle.struthof.fr
Partant de la gare de Rothau, où arrivaient les déportés, pour suivre ensuite les chemins, les routes, les sites qui faisaient hier le camp de Natzweiler et aujourd'hui le site de mémoire nationale et européenne, ces vues panoramiques sont les paysages mêlés de l'histoire et du souvenir.
Ne parcourez pas seulement les lieux. Accompagnez votre découverte de la lecture d'un témoignage ou d'une monographie historique.
Que chaque lieu vous permette d'apprendre et de comprendre, d'être vous-même ensuite passeur d'histoire.
Le site http://struthof.fr et son domaine associé http://visite-virtuelle.struthof.fr sont une propriété du Ministère de la défense, France.
Visite virtuelle : Clichés Geoffrey MORELLE – réalisation ARTIFICA – plan-interactif.com

Direction : Vancouver. Autour de Jean-Luc Rigaut, le maire d'Annecy, ville "requérante" autrement dit en course pour être retenue comme candidate aux Jeux Olympiques de 2018, toute une équipe va regarder, analyser, comprendre la "machine" olympique... une très belle occasion également de renforcer les liens avec tous les membres du CIO, en pensant déjà aux prochaines étapes.
Dans quelques mois en effet le Comité Olympique va retenir les villes pour la compétition finale. Cette fois il n'y a que trois candidates, avec Annecy, Munich et Pyeong Chang, en Corée.
Sauf énorme surprise, en 2011 à Durban en Afrique du Sud, lors du vote décisif, on devrait retrouver ces trois prétendantes.
Autant dire que le voyage de Vancouver pèse lourd. Entre le 12 et le 28 février 2010 la "dream team" d'Annecy doit trouver le bon message face aux deux autres cités candidates.
Annecy veut jouer la carte de la fidélité aux grandes traditions de la montagne, autour du Mont Blanc, c'est à dire l'un des endroits du monde où le coeur des passionnés de la neige et de la glace bat si fort depuis si longtemps.
Annecy a d'excellents arguments mais, elle devra les utiliser avec nuance pour ne pas non plus donner l'impression qu'elle met en cause les atouts des deux autres prétendantes.
Ce qui joue nettement en sa faveur c'est, qu'après Vancouver, une énorme ville avec des sites olympiques relativement loins, le choix d'Annecy (par rapport à Munich surtout, autre très grande ville) permettrait de réaliser des jeux "à taille humaine".
Dans cette partie délicate, il ne faut pas oublier ce que seront, en 2014, les Jeux en Russie à Sotchi.
Donc tout commence vraiment sur les terres et les pentes canadiennes. Jean-Luc Rigaut a de l'énergie à revendre. C'est la même fougue et la même efficacité qu'on peut attendre d'Edgar Grospiron, le champion olympique des bosses à Albertville, en 1992, est désormais à la tête des sportifs français qui vont porter très haut la superbe flamme d'Annecy !
Pascal Delannoy 7 février 2010





Dimanche 13 décembre 2009. Effectivement la carte de l'Europe n'est plus tout à fait la même. Entre Paris et le Nord, vers les Pays-Bas et l'Allemagne, tout s'accélère. Paris-Amsterdam 3 h 18, Paris-Cologne 3 h14. Le gain est considérable : près d'une heure gagnée vers la capitale royale des Pays-Bas, 36 mn vers la grande ville allemande.
Une nouvelle ligne TGV en Belgique, et pour la première fois de son histoire, sur le territoire hollandais : voilà ce qui permet cette évolution considérable. La grande vitesse qui séduit de plus en plus d'européens qui ont de plus en plus d'occasions de préférer les trains ultra rapides à l'avion sur de telles distances.
C'est une étape importante mais pas la fin du voyage. 5.000 km de lignes TGV aujourd'hui et beaucoup plus demain mais cette fois vers le Sud du continent.
Depuis saon ouverture Thalys a déjà transporté 75millions de clients.
Pour Olivier Poitrenaud, directeur général de l'entreprise, qui a répondu à nos questions à 300 km/h, on peut parler de révolution dans l'Europe des transports.
13 décembre 2009